lundi 24 octobre 2016

Santé (2)

Un infirmier et une sage femme assurent la responsabilité des soins et interventions dépendant du dispensaire de Mahibouo (*)
Au cours des 10 premiers mois 2016  leurs activités se répartissent comme suit :
  •    2 999 consultations
  •       751 consultations prénatales
  •       191 accouchements assistés
  •         67 accouchements à domicile

Interrogé sur la nature de ses interventions, M. ASSA mentionne sans hésitation les consultations liées au paludisme.

(*) Composition : voir p. précédente

Santé

La population  de Mahibouo et des alentours bénéficie d'un dispensaire rural dont l'aire de santé s'étend sur quatre villages, Mahibouo, le village centre,  Djategnoa, Kobregnoa et  Dodjagnoa. Au delà  se situent une dizaine de campements.
Le dispensaire dessert ainsi une large population différemment estimée selon les sources, se situant très vraisemblablement autour de  6 000 personnes.
Un infirmier, M. Raphaël ASSA, en est le responsable. Une sage-femme y est également affectée depuis quelques mois. Diplomés d’État, agents de la fonction publique,  ils sont tous deux rattachés au district de santé de GAGNOA. Deux aides-soignantes complètent le service qui est épaulé par dix bénévoles, les agents de santé communautaire (ASC *),  répartis dans les villages et campements. Ils viennent en appui aux professionnels en particulier lors des campagnes de vaccination et pour toute information individuelle ou collective liée à la prévention.
Un comité de gestion (COGES) représente la population bénéficiaire. Il porte les préoccupations et projets du dispensaire auprès des autorités du district en concertation avec les autorités locales. Sa prochaine assemblée générale procédera à l'élection du bureau.


(*) En 2009, avec l'appui de CIM,  les 10 ASC avaient participé  à un cycle de formation étalé sur 12 mois. Un programme bâti à leur demande avec l'infirmier avait reçu l'appui du médecin directeur du district et celui du Directeur régional. Fortement impliqués dans leurs fonctions, ces ASC constituent une équipe confirmée  qui sera prochainement représentée au bureau du Coges.

mercredi 19 octobre 2016

Comité de gestion

Comme dans toutes les Ecole Primaires Publiques (EPP) de Côte d'Ivoire, un Comité de Gestion (COGES) associe les parents d'élèves et les enseignants à la bonne marche de l'école. La rentrée scolaire à MAHIBOUO était cette année le moment choisi pour tenir son Assemblée Générale. Une quarantaine de parents et des enseignants  ont participé à l'AG conduite par le Directeur, Donald DAGUA, représentant également l'Inspection de l'Enseignement Primaire (IEP) excusée. Y participaient également le Chef de village Honoré NASSE et  CIM, partenaire représenté par son président, Jean-Michel LE ROUX.
Le COGES procédait cette année au renouvellement de son bureau. Après que le directeur eut rappelé  ses missions, l'AG élisait le bureau chargé d'animer le COGES. Quatre parents ont ainsi été élus aux postes de président, vice président, trésorier et commissaire aux comptes. Ils seront épaulés par quatre enseignants. Trois représentants des élèves y participeront également.
Parmi les missions du COGES, nous pouvons citer : l'entretien de l'école, le fonctionnement de la cantine, l'animation de la vie extra-scolaire, la représentation de l'école auprès de l' autorité administrative et  la concertation avec les instances du village. Le COGES sera chargé de l'appel des cotisations auprès des familles.
Avec nos félicitations au président, au bureau, et nos encouragements à la nouvelle équipe.

mardi 18 octobre 2016

Rentrée scolaire 2016 - 2017 à MAHIBOUO

La rentrée scolaire s'est faite à Mahibouo pour l'année 2016-2017. 356 élèves se répartissent à ce jour dans les 6 classes de l'école primaire, du  CP1 au CM2 alors que d'autres enfants  sont encore attendus. La maternelle accueille de son côté une quarantaine d'enfants de 3 à 5 ans. La rentrée se fait lentement. Des familles attendent la vente de cacao pour financer la rentrée scolaire de leurs enfants. En Côte d'Ivoire la scolarité est obligatoire à partir de 6 ans. Officiellement gratuite,  elle a tout a tout de même un coût (tenues  vestimentaires, sacs ...). Une cotisation de 3 000 Fcfa par élève est également demandée  pour les besoins de l'école.
Comme l'an passé, les classes de CP1 et CP2 seront cette année particulièrement  surchargées puisqu'elles accueilleront chacune autour de 80 enfants. Centrée au cœur de plusieurs villages, attrayante par sa structure, performante par son équipe enseignante, l'EPP  de Mahibouo peine à répondre aux besoins d'une population grandissante. Cette question sera prochainement à l'ordre du jour du Comité de Gestion (COGES) nouvellement élu.

lundi 10 octobre 2016

pause ...



Les messages précédents vous ont présenté notre voyage à Mahibouo et dans les campements voisins ainsi que les projets en cours soutenus par CIM. Au terme de notre prochain séjour vous proposerons, dans une dizaine de jours, la rentrée scolaire à Mahibouo ainsi qu'un aperçu de l'activité du dispensaire.

En attendant, nous vous invitons à découvrir "la marmite" poème au programme des classes de CP 2 en Côted'Ivoire.
Bonne lecture 





La marmite

La grosse marmite sur un feu tout bleu,
Chante sa joie, Chante sa paix.
La grosse marmite est un pot-au-feu.
La marmite, la grosse marmite, sur un feu bleu,
De sa vapeur souffle un peu,
La voilà qui fait teuf ! teuf ! teuf !

C'est la belle grosse marmite de maman

à bientôt

mercredi 5 octobre 2016

Marché


En route pour le marché
A Mahibouo, comme en Afrique, le marché est l’affaire des femmes. Chaque vendredi matin, elles se rendent ainsi en périphérie de GAGNOA, la ville la plus proche. Elles parcourent ainsi, au lever du jour  des distances de 8 à 12 km pour rejoindre le marché de Zapatta. Elles y vendent leurs productions personnelles, familiales: bananes, tomates, aubergines, piments… Des acheteuses les attendent pour elles-mêmes revendre les marchandises sur place ou pour les acheminer vers Abidjan. Ces mêmes acheteuses se déplacent aussi  dans les marchés ruraux au-delà de Mahibouo. Les marchés sont également ouverts à d’autres petits commerces auprès desquels elles s’approvisionnent pour les besoins de la maison et de la famille.
C’est dans ce contexte que Mahibouo étudie la faisabilité de son propre marché.

mardi 4 octobre 2016

Développement du vivrier et du maraîchage


Depuis sa création  la coopérative AHIBE s'est investie pour la culture du maïs. Des équipes de travail se sont constituées, déjà épaulées par l'ANADER dans le cadre de sa mission de service public. Deux récoltes ont déjà eu lieu sur six hectares répartis en deux parcelles. La présente convention donne  une dimension supplémentaire et une impulsion à la coopérative par la formation de ses membres  aux cultures vivrières et maraîchères.

Les productions de Mahibouo alimenteront le marché de la ville de GAGNOA  et aussi le marché d'ABIDJAN, lui-même déficitaire en produits de maraîchage. Génératrice de revenus pour ses membres, la coopérative s'inscrit également dans une logique de sécurité alimentaire en direction des villes dont la population péri-urbaine ne cesse de croître.

Bon vent à AHIBE.

dimanche 2 octobre 2016

Objectifs de la convention ANADER

Cette convention, soutenue par CIM, porte sur 3ha de maïs, 2ha de manioc et 1ha de maraîchage. Le lancement du programme était officialisé par l'ANADER le 15.09.à l'attention des six équipes de femmes regroupées au sein de la coopérative AHIBE. Mr DIOMAN, technicien spécialisé et M. ATTA ingénieur coordonnateur ont rappelé les objectifs de la convention:
  • Former les productrices sur les itinéraires techniques des différentes spéculations et à la comptabilité simplifiée
  • Orienter les productrices dans le choix des matériels végétaux de qualité
  • Appuyer la préparation du terrain
  • Appuyer la mise en place et entretien des cultures
  • Suivre la conduite des parcelles
  • Appuyer la commercialisation

Convention Mutuelle - ANADER

Convention
Mutuelle pour le Développement de Mahibouo (MUDEM)
ANADER Zone de GAGNOA
Pour le Renforcement des Capacités et Appui Conseil à la production de cultures vivrières et maraîchères
des femmes de la Coopérative AHIBE de MAHIBOUO.


« Dans le cadre de ses activités de développement local, de promotion et autonomisation de la femme, la Mutuelle pour le Développement de Mahibouo (MUDEM) a décidé d'appuyer la coopérative des femmes à la réalisation d'activités génératrices de revenus (AGR). Il s'agit de la production et la commercialisation des produits vivriers et maraîchers.
Afin de mener à bien ces actions, la MUDEM a sollicité l'Agence Nationale d'Appui au Développement Rural (ANADER) dont les compétences sont reconnues en matière de formation et d'encadrement des activités génératrices de revenus (AGR) dans le domaine agricole.
C'est dans ce cadre que les parties ont décidé de collaborer et ont établi les conditions de leur collaboration ».

Pour la MUDEM : le Président, M. Alexandre GNAKALE DOUHOURE
Pour l'ANADER de GAGNOA : le Chef de zone, M. SEDOUE Oulou Viei Mathieu
Pour la Direction Générale de l'ANADER : le Directeur Général, Dr Sidiki CESSE
                                                                                                                                                                                                     le 16.08.2016

Partenaire de la MUDEM, CIM apporte son soutien à la réalisation de ce programme.

samedi 1 octobre 2016

AGRICULTURE


La région de Mahibouo est une région agricole productrice principalement de cacao, café, hévéa, (cultures de rente), de riz, manioc, bananes plantain (cultures vivrières). On y trouve également des fruits tropicaux et des condiments tels que le piment, le gombo, l'aubergine.
La culture de l'hévéa s'y est développée cette dernière décennie. Attirés par des cours relativement élevés, de nombreux petits producteurs de cacao y ont vu l'opportunité d'un revenu complémentaire et régulier, la vente  se faisant au mois contrairement au cacao, deux fois l'an. Nombreux sont ceux qui y ont consacré un hectare au détriment du cacao Quelques années plus tard surgissent les regrets causés par la chute des cours. Payé  800 à 1 000 FCFA en 2010, le kilo de latex se vend actuellement  250 à 265 FCFA.
Quant au cacao, son prix de vente s'est amélioré pour atteindre 1 100 FCFA en Septembre 2016, meilleur prix jamais pratiqué dans le pays (*).
"Le cacao décroche le cocotier" titrait un article du monde économie en 09.16. comparant son cours à celui d'autre productions comme le blé, l'huile et le sucre.
Engagés dans les deux cultures, de nombreux petits  planteurs constatent qu'ils n'ont peut-être pas fait le bon choix.


(*) Les prix de vente du latex et du cacao sont également sujets à des taxes propres à chaque pays, ce qui explique pour partie ces variations ainsi que des disparités d'un pays producteur à l'autre.